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pertiNantes

à l'Ouest, du nouveau ...

Nantes pertinente

En écho à Parisperdu , le photoblog PertiNantes  va parcourir la métropole de l'ouest de la France à la recherche des lieux cachés ou rares d'une cité - aujourd'hui - en forte mutation.
 Les images publiées sont toutes "pertinentes" d'une certaine vision de Nantes.
Surpre-Nantes, non ?



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Toutes les photos sont de l'auteur : © Pierre Barreteau, sauf mention particulière. 





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"Pas de trois" pour robot et acrobates. | 15 janvier 2012

Hier soir au Grand T, on jouait "Sans objet", une pièce pour un robot et deux interprètes. Et la vedette de ce "pas de trois" inédit et incongru est bel et bien le robot industriel, évoluant à la même vitesse que celle de ses partenaires.

Parce que j'ai longtemps travaillé dans la construction automobile, j'ai tout de suite reconnu l'artiste. Son nom est :" Kuka kr150". Un robot industriel, 6 axes, de 150 kg de charge utile et pouvant évoluer dans une zone de travail d'un rayon de 3 mètres. En coulisse, bien planquée, il y a son armoire de contrôle: une  KRC2, sans doute. Car le cerveau de notre artiste n'est pas sur scène !

Le propos d'Aurélien Bory, l'auteur et metteur en scène de "Sans objet", aurait pu se limiter à quelques acrobaties esthétiques autour du thème "cliché" de l'homme et du robot.
Mais "Sans objet" va beaucoup plus loin, de rebondissements en surprises, le spectacle croise l'art et la mécanique, le rêve et la technique … en faisant endosser aux deux acrobates - Olivier Alenda et Pierre Cartonnet - le statut d'homme-objet, d'ouvrier d'un autre monde, de mutant mi-chair, mi-métal.

Avec ses deux acteurs et son robot piloté en "live" par le programmeur Tristan Baudoin, Bory signe une pièce optimiste où le geste humain universel est associé au merveilleux d'un automate de l'ère robotique.



>> Voir "Sans objet" d'Aurélien Bory sur YouTube

>> Le robot:" Kuka kr150" dans son environnement industriel.


Publié par barreteau2 à 10:21:30 dans Nantes'Back Stage | Commentaires (0) |

Faire le mur. | 03 janvier 2012


L’exposition Faire le mur,  que l'on peut voir actuellement au Lieu Unique, est entièrement consacrée à une expression artistique bien présente partout dans nos villes: le graffiti.

Né aux États-Unis au début des années 60, le graffiti devient rapidement une façon systématique pour des anonymes de poser leurs signatures dans des endroits de forte visibilité.

Peu à peu, des signatures plus sophistiquées apparaissent et dès les années 80, le graff conquiert le marché de l’art et un nombre toujours croissant de collectionneurs s'y intéressent.

Au Lieu Unique, plus d’une centaine d’œuvres et/ou objets emblématiques sont présentés au visiteur qui peut ainsi découvrir une forme artistique, entre écriture et image, dont les influences sur la société sont nombreuses et toujours d’actualité.

A voir au Lieu Unique, jusqu'au 8 janvier 2012.

 

>> Voir l'expo sur Youtube.

 

Publié par barreteau2 à 12:15:13 dans Down Town | Commentaires (1) |

Meilleurs Voeux pour 2012 ... ! | 30 décembre 2011

Publié par barreteau2 à 10:27:20 dans Down Town | Commentaires (0) |

Que diable a-t-on été faire dans cette galère ? | 03 décembre 2011

Chantier du Mémorial Nantais, fin octobre 2011.


Le long de la Loire, le mémorial à l'abolition de l'esclavage n'a pas été inauguré le 1er décembre 2011, comme prévu initialement. Coup dur pour le mémorial, de graves malfaçons repoussent la fin des travaux.

Sur une vaste esplanade minérale, doit en effet émerger une plaque de verre portant des textes commémoratifs …  sur 90 mètres de long: c'est l'élément clé du site. Mais problème, sur les 46 lames qui composent cette monumentale plaque, 33 sont irrecevables car les textes inscrits sont illisibles !

Il faut dire que le process retenu pour la fabrication de ces lames est à la fois inédit et particulièrement complexe et, de surcroît, il fait intervenir trois entreprises : une italienne, titulaire du marché; une allemande pour la fabrication des textes; une espagnole pour l'assemblage du composite verrier. Bonjour "l'usine à gaz" !
Pour l'instant, on ne connaît pas les causes des malfaçons et, tant que le diagnostic n'est pas établi, il est impossible de donner une date de fin de chantier.

Alors, aurait-on pu faire mieux ? Pourquoi donc s'être lancé dans cet aventureux mémorial ?
Et, vu la tournure des évènements, on peut légitimement se poser la question : "Que diable Nantes a-t-il été faire dans cette galère" ?

L'idée de départ était que le mémorial devait marquer le rôle tenu par Nantes dans la traite négrière. Plus de 40 % des expéditions françaises sont en effet parties des quais de Nantes. Pour autant, des ports comme Londres, Liverpool, Bristol, ou Lisbonne arrivent bien avant Nantes en terme de nombre de navires négriers armés localement et toutefois ces ports n'ont pas jugé utile d'en "faire des tonnes" dans le registre de la repentance. Seuls peut-on trouver dans ces villes quelques plaques commémoratives, des mémoriaux de petite taille ou des salles sur ce thème dans des musées. Il en va de même en France, pour les autres "ports esclavagistes": La Rochelle, Le Havre ou Bordeaux.

Quand Bordeaux rénove ses quais, met le Garonne au centre de la ville et en tire un parti commercial très profitable, Nantes préfère investir les fonds publics dans des opérations culturelles pas foncièrement utiles mais forcement très coûteuses !

A Nantes, on avait déjà la moderne passerelle Victor-Schœlcher, le père de l'abolition de l'esclavage, le pouvoir d'évocation de cet ouvrage n'était-il donc pas suffisant ? "Maudite galère " !

 

 

Publié par barreteau2 à 12:20:57 dans Down Town | Commentaires (1) |

Une journée avec Patti Smith. | 15 novembre 2011


La "Folle journée" est une spécialité nantaise.
Dépasserait-elle maintenant le cadre de la musique classique ?
On peut le penser avec cette " Journée Patti Smith" que le Lieu Unique nous a offerte dimanche dernier.

 La journée débute par un moment d'une rare intimité : une séance de lectures d’extraits de son autobiographie Just Kids.

S'ouvre ensuite, une exposition de ses photos en noir & blanc sur le Paris qu'elle aime, preuve s’il en est que Patti désir partager ses émotions avec le public bien au-delà de la musique. La technique est là, palpable, on se souvient alors qu'elle fut la femme du photographe Robert Mapplethorpe.

Le soir, sur scène, l'on a pu vérifier que les années n’avaient guère de prise sur Patti Smith, la voix est toujours aussi présente, parfois rockeuse, parfois paisible, toujours emprunte de poésie …. Rimbaud, Baudelaire et Verlaine sont ses compagnons d'écriture.

Au concert d'hier soir, 90% du public, n'était sans doute pas né lorsqu'elle a émergé sur la scène punk-rock … mais à 65 ans, elle a encore bien la pêche et met vite tout le public "dans sa poche" …car entre chaque morceaux, elle n'est pas avare d'anecdotes, du genre, "ma sœur s'appelle Lu (Lou in english) et j'ai été très surprise en me promenant dans les rue de Nantes de trouver un énorme panneau avec son nom : LU …" !

Bien accompagnée, avec à ses côtés le fidèle Lenny Kaye qui la suit depuis le début des années 70, Patti nous offrira un final débridé au cours duquel, elle "tombera la veste" (au propre comme au figuré …) et pour clore le tout, s'attaquera aux cordes de sa guitare qu'elle va casser une à une … un grand moment de cette "folle journée" …


>> Patti Smith : "Until the end of the world".

 

Publié par barreteau2 à 09:32:59 dans Nantes'Back Stage | Commentaires (1) |

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