• L'ensemble vocal de Lausanne: requiem de Fauré opus 48.

    Pour ne pas lasser, la Folle Journée se doit de renouveler son répertoire en choisissant un thème différent chaque année. Cette 19e édition a cette fois donné la place aux liens qui unissent musiques française et espagnole de 1850 à nos jours.

    Quel plaisir d'entendre la fraîcheur du Concerto d'Aranjuez pour guitare et orchestre, avec le soliste Juan Manuel Cañizares, puis d'écouter la fascination d'un Chabrier pour la péninsule Ibérique et celle d'Albéniz pour l'Hexagone. Sans oublier, bien sûr, la Carmen de Bizet et le Boléro de Ravel, qui bien évidemment étaient au rendez-vous de la cité nantaise.

    Mon coup de cœur restera toutefois le Requiem de Fauré, extraordinaire, par l'Orchestre symphonique de Varsovie et l'Ensemble vocale de Lausanne, sous la direction de Michel Corboz, dont l'enthousiasme nous soulève tous les ans.

    René Martin, directeur artistique de la Folle journée a déjà annoncé le thème de l'édition 2014 (20ème anniversaire): la musique américaine du début du XXe siècle à nos jours ... encore un beau programme en perspective.


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    Hier soir au Grand T, on jouait "Sans objet", une pièce pour un robot et deux interprètes. Et la vedette de ce "pas de trois" inédit et incongru est bel et bien le robot industriel, évoluant à la même vitesse que celle de ses partenaires.

    Parce que j'ai longtemps travaillé dans la construction automobile, j'ai tout de suite reconnu l'artiste. Son nom est :" Kuka kr150". Un robot industriel, 6 axes, de 150 kg de charge utile et pouvant évoluer dans une zone de travail d'un rayon de 3 mètres. En coulisse, bien planquée, il y a son armoire de contrôle: une  KRC2, sans doute. Car le cerveau de notre artiste n'est pas sur scène !

    Le propos d'Aurélien Bory, l'auteur et metteur en scène de "Sans objet", aurait pu se limiter à quelques acrobaties esthétiques autour du thème "cliché" de l'homme et du robot.
    Mais "Sans objet" va beaucoup plus loin, de rebondissements en surprises, le spectacle croise l'art et la mécanique, le rêve et la technique … en faisant endosser aux deux acrobates - Olivier Alenda et Pierre Cartonnet - le statut d'homme-objet, d'ouvrier d'un autre monde, de mutant mi-chair, mi-métal.

    Avec ses deux acteurs et son robot piloté en "live" par le programmeur Tristan Baudoin, Bory signe une pièce optimiste où le geste humain universel est associé au merveilleux d'un automate de l'ère robotique.



    >> Voir "Sans objet" d'Aurélien Bory sur YouTube

    >> Le robot:" Kuka kr150" dans son environnement industriel.



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    La "Folle journée" est une spécialité nantaise.
    Dépasserait-elle maintenant le cadre de la musique classique ?
    On peut le penser avec cette " Journée Patti Smith" que le Lieu Unique nous a offerte dimanche dernier.

     La journée débute par un moment d'une rare intimité : une séance de lectures d’extraits de son autobiographie Just Kids.

    S'ouvre ensuite, une exposition de ses photos en noir & blanc sur le Paris qu'elle aime, preuve s’il en est que Patti désir partager ses émotions avec le public bien au-delà de la musique. La technique est là, palpable, on se souvient alors qu'elle fut la femme du photographe Robert Mapplethorpe.

    Le soir, sur scène, l'on a pu vérifier que les années n’avaient guère de prise sur Patti Smith, la voix est toujours aussi présente, parfois rockeuse, parfois paisible, toujours emprunte de poésie …. Rimbaud, Baudelaire et Verlaine sont ses compagnons d'écriture.

    Au concert d'hier soir, 90% du public, n'était sans doute pas né lorsqu'elle a émergé sur la scène punk-rock … mais à 65 ans, elle a encore bien la pêche et met vite tout le public "dans sa poche" …car entre chaque morceaux, elle n'est pas avare d'anecdotes, du genre, "ma sœur s'appelle Lu (Lou in english) et j'ai été très surprise en me promenant dans les rue de Nantes de trouver un énorme panneau avec son nom : LU …" !

    Bien accompagnée, avec à ses côtés le fidèle Lenny Kaye qui la suit depuis le début des années 70, Patti nous offrira un final débridé au cours duquel, elle "tombera la veste" (au propre comme au figuré …) et pour clore le tout, s'attaquera aux cordes de sa guitare qu'elle va casser une à une … un grand moment de cette "folle journée" …


    >> Patti Smith : "Until the end of the world".

     


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  • Claude Cahun, Autoportrait, vers 1929.© Collection Neuflize Vie © Photo André Morin.

    Claude Cahun est née à Nantes en 1894. Quasiment inconnue avant 1994, année où une exposition du musée des Beaux-Arts de Nantes la révèle au public. Cette artiste à la personnalité exceptionnelle, profondément libertaire, en marge par rapport aux conventions dominantes (sexuelles, sociales, éthiques…) de son époque, fait aujourd’hui l’objet d’un véritable engouement.

    Toute sa vie, l’artiste a utilisé sa propre image pour se réinventer à travers la photographie, en posant pour l’objectif avec un sens aigu de la performance et du jeu de rôle, habillée en femme, en homme, en héroïne inclassable, cheveux longs ou très courts et même le crâne rasé… Aussi, parmi toutes ses photographies, ce sont sans doute ses autoportraits qui suscitent le plus d’intérêt.

    La galerie du Jeu de Paume, à Paris, consacre actuellement une rétrospective à cette femme étonnante, proche des surréalistes, qui a inspiré de nombreux artistes contemporains.

    A découvrir … Jusqu’au 25 septembre, Le Jeu de Paume, 1, place de la Concorde à Paris.

     

     >> Claude Cahun  sur le site officiel du jeu de Paume.


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    Figure atypique de l'art contemporain français, Pascal Rivet poursuit au Lieu Unique la célébration d'un dialogue entre art et culture populaire.

    Ainsi, cette réplique en contreplaqué d'une Lincoln Continental des années 60, construite à l'échelle 1 en bois peint aux couleurs des originaux, nous interroge obstinément.

    Auprès d'un vaste hangar agricole, archétype d'une architecture rurale, ce monstre de la vie quotidienne dégage une étrangeté radicale, telle une sculpture grandeur nature pour agriculteurs fantômes.

     

     

     

    >> "C’EST ENCORE LOIN" de Pascal Rivet, une exposition au Lieu Unique, jusqu'au 15 mai 2011 - Entrée libre

     

     

     

     

     

     


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