• Ida Tursic et Wilfried Mille,  2010. Huile sur toile. 200 x 300 cm.


    Avec ce titre un rien provocateur, l’exposition qui se tient actuellement du Lieu Unique réunit 26 jeunes artistes français. Tous ont en commun le désir de relancer cet art, par la figuration, et sur des thématiques contemporaines.

    Après des décennies de mort annoncée, et malgré l’affluence des vidéos et autres nouvelles technologies, la peinture revient, depuis dix ans, avec une étonnante vitalité sur les cimaises des galeries et des musées.
    Si la peinture est dernière nous, elle n’est pas donc pas morte.

    Damien Cadio, Florence Obrecht, Audrey Nervi, Jérôme Zonder, Stéphane Pencréac’h… Tous prouvent que la peinture demeure un vecteur de créativité bien vivante, et surtout qu'elle est pleine d’avenir.

    Au programme, donc, une soixantaine de tableaux, figuratifs dans l’ensemble et une occasion rare de découvrir le dynamisme d’une génération, et la pluralité de ses préoccupations, grâce à cet ensemble d'œuvres qui jouent conjointement du comique et de l’inquiétant.

    Finalement, la peinture ne serait-elle pas toujours devant nous ?

     

    >> L'Exposition au Lieu Unique, jusqu'au 13 mai 2012.

     


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  • Au Jardin des plantes, dans le carré des "odorantes et médicinales", on peut apercevoir cette drôle de mise en scène.
    C'est comme un orchestre symphonique où chacun a sa partition ...


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  • L’exposition Faire le mur,  que l'on peut voir actuellement au Lieu Unique, est entièrement consacrée à une expression artistique bien présente partout dans nos villes: le graffiti.

    Né aux États-Unis au début des années 60, le graffiti devient rapidement une façon systématique pour des anonymes de poser leurs signatures dans des endroits de forte visibilité.

    Peu à peu, des signatures plus sophistiquées apparaissent et dès les années 80, le graff conquiert le marché de l’art et un nombre toujours croissant de collectionneurs s'y intéressent.

    Au Lieu Unique, plus d’une centaine d’œuvres et/ou objets emblématiques sont présentés au visiteur qui peut ainsi découvrir une forme artistique, entre écriture et image, dont les influences sur la société sont nombreuses et toujours d’actualité.

    A voir au Lieu Unique, jusqu'au 8 janvier 2012.

     

    >> Voir l'expo sur Youtube.

     


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  • Chantier du Mémorial Nantais, fin octobre 2011.


    Le long de la Loire, le mémorial à l'abolition de l'esclavage n'a pas été inauguré le 1er décembre 2011, comme prévu initialement. Coup dur pour le mémorial, de graves malfaçons repoussent la fin des travaux.

    Sur une vaste esplanade minérale, doit en effet émerger une plaque de verre portant des textes commémoratifs …  sur 90 mètres de long: c'est l'élément clé du site. Mais problème, sur les 46 lames qui composent cette monumentale plaque, 33 sont irrecevables car les textes inscrits sont illisibles !

    Il faut dire que le process retenu pour la fabrication de ces lames est à la fois inédit et particulièrement complexe et, de surcroît, il fait intervenir trois entreprises : une italienne, titulaire du marché; une allemande pour la fabrication des textes; une espagnole pour l'assemblage du composite verrier. Bonjour "l'usine à gaz" !
    Pour l'instant, on ne connaît pas les causes des malfaçons et, tant que le diagnostic n'est pas établi, il est impossible de donner une date de fin de chantier.

    Alors, aurait-on pu faire mieux ? Pourquoi donc s'être lancé dans cet aventureux mémorial ?
    Et, vu la tournure des évènements, on peut légitimement se poser la question : "Que diable Nantes a-t-il été faire dans cette galère" ?

    L'idée de départ était que le mémorial devait marquer le rôle tenu par Nantes dans la traite négrière. Plus de 40 % des expéditions françaises sont en effet parties des quais de Nantes. Pour autant, des ports comme Londres, Liverpool, Bristol, ou Lisbonne arrivent bien avant Nantes en terme de nombre de navires négriers armés localement et toutefois ces ports n'ont pas jugé utile d'en "faire des tonnes" dans le registre de la repentance. Seuls peut-on trouver dans ces villes quelques plaques commémoratives, des mémoriaux de petite taille ou des salles sur ce thème dans des musées. Il en va de même en France, pour les autres "ports esclavagistes": La Rochelle, Le Havre ou Bordeaux.

    Quand Bordeaux rénove ses quais, met le Garonne au centre de la ville et en tire un parti commercial très profitable, Nantes préfère investir les fonds publics dans des opérations culturelles pas foncièrement utiles mais forcement très coûteuses !

    A Nantes, on avait déjà la moderne passerelle Victor-Schœlcher, le père de l'abolition de l'esclavage, le pouvoir d'évocation de cet ouvrage n'était-il donc pas suffisant ? "Maudite galère " !

     

     


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