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    Avec son ossature métallique noire, ses grandes baies vitrées et son allure majestueuse, le tribunal de grande instance de Nantes est incontestablement une réussite, même si chacun à le droit d'en contester l'esthétique.

    Mais l'architecte, Jean Nouvel, qui a signé en l'an 2000 cette belle réalisation pour un coût de 53 millions d'euros, se trouve aujourd'hui au cœur d'une procédure engagée par la Chancellerie devant le tribunal administratif.

    Depuis plusieurs années, les lieux abritent en effet une série de malfaçons qui empoisonnent la vie des occupants. Ainsi, quand il pleut à Nantes (et finalement, cela arrive assez fréquemment !), il pleut dans le palais de justice, et la salle des pas perdus se retrouve alors encombrée de bassines d'eau. La modernité côtoie soudain le rudimentaire…
    De même, des dysfonctionnements thermiques obligent les magistrats à sortir les plaids et les chauffages d'appoint. Plus grave, des plaques de béton et de pierre qui ornent la façade se détachent …  Au total, neuf séries de malfaçons ont été listées.

    Jean Nouvel explique que le ministère de la Justice engage cette procédure pour se mettre à l'abri avant que la garantie décennale n'arrive à son terme et en vue de faire jouer les assurances. "C'est un procédé courant", relativise l'architecte.

    Mais, les architectes qui se font plaisir n'habitent pas les locaux qu'ils proposent. De plus, le client (l'Etat) n'est pas obligé de faire construire des bâtiments qui ne sont pas fonctionnels. Il est patent que ceux qui décident ne le font pas avec leur argent mais avec celui des contribuables. Aussi, faudrait-il obliger les décideurs à mieux consulter les futurs occupants et à être plus rigoureux sur le contrôle des travaux. Enfin, les fonctionnaires chargés de la réception des travaux devraient peut-être faire leur travail avec peut être un peu plus de rigueur.

    Alors, même s'il pleut sur Nantes … on aurait les pieds au sec dans notre beau tribunal.

     

     

     


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  • Après cinq années passées à assurer la navette sur l'Erdre entre la Gare Sud et la Jonelière, le Navibus de la TAN, le "Jules-Verne" a stoppé ses rotations en août dernier. La raison: une trop faible fréquentation et son corollaire : un déficit d'exploitation qui atteignait 450 000 € par an.

     

    En cinq ans, plus de 3 M€ auront donc été engloutis dans le fonctionnement et les aménagements du Navibus, à savoir: la construction des sept stations et la mise aux normes de sécurité du tunnel Saint-Félix. Une mise aux normes aujourd'hui guère utile et qui, à elle seule, aura coûté plus de 500 000 €.

     

    Mais le plus beau reste à venir …

    Le contrat initial passé entre la TAN et la société des Bateaux Nantais, propriétaire du bateau "Jules-Verne", prévoyait qu'en cas d'arrêt de l'exploitation, Nantes Métropole le rachèterait pour un montant correspondant au coût de l'emprunt contracté par les Bateaux Nantais pour financer la construction de ce fameux Navibus, soit 711 000 €.

     

    Seulement voilà, Nantes Métropole, n'ayant aujourd'hui aucune utilité du bateau, l'a aussitôt revendu … aux Bateaux Nantais, qui vont l'exploiter pour effectuer des mini-croisières sur l'Erdre. Cette fois-ci, le montant de la transaction est de 300 000 €.

    Le calcul est facile, et dans l'opération, Nantes Métropole perd 411 000 €.

     

    Au final, l'expérience aura coûté cher, très cher aux contribuables nantais.

    Vraiment, Nantes Métropole nous mène en bateau, … et au prix des croisières de luxe !

     

     

     

     


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